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Kontextualisierung und analyse -zur literatur der goethezeit, des ausgehenden 19. und 20. jahrhunderts

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Hugo von Hofmannsthal et les "gentillesses de la langue francaise (Französische Redensarten, I897)



Les bases de l'enseignement secondaire autrichien contemporain ont ete je-tees en 1849, au moment de la grande reforme du Systeme educatif et universitäre qui a suivi le mouvement revolutionnaire de 1848 et la reprise en main neo-absolutiste de la monarchie habsbourgeoise.' Avec sept lustres de retard sur la Prusse , 1'Autriche introduisait le modele du "Gymnasium" domine par les langues anciennes.
      Si nous prenons l'exemple du prestigieux lycee viennois "Akademisches Gymnasium" au temps d'Arthur Schnitzler et de Hugo von Hofmannsthal, la repartition des matieres ressemblait de pres au modele du "Gymnasium" prussien. Mais la duree des etudes y etait moins longue et le poids du latin et du grec y etait un peu moins grand .
      Une difference frappante entre le "Gymnasium" prussien et le lycee classi-que viennois tenait au fait qu'en Autriche, l'enseignement des langues Vivantes etrangeres n'etait pas inscrit au programme parmi les matieres obligatoi-res. Tandis que tous les eleves du "Gymnasium" prussien apprenaient le francais, les langues Vivantes n'etaient enseignees, ä 1'Akademisches Gymnasium, que dans le cadre des cours facultatifs. Le jeune Hofmannsthal fit son apprentissage du francais ä domicile, avec un professeur particulier, Marie-Gabriel Dubray.
      Pour le reste, les specificites du "Gymnasium" autrichien se limitaient pour l'essentiel ä deux points: d'une part le programme d'histoire et geographie etait appele en classe terminale "Connaissance de la patrie autrichienne"2, afin d'inculquer aux jeunes Autrichiens l'histoire des Habs-bourg et la göographie de l'espace danubien; d'autre part Franz Exner avait introduit en 1849 une propedeutique philosophique' qui se decomposait en un enseignement de logique en septieme annee et en un enseignement de Psychologie empirique en terminale. Cette "Propedeutique philosophique" placee sous le signe de Herbart et de Bolzano devait jouer un röle determi-nant dans le renouvellement de la "tradition autrichienne de la philosophie" qui connut une renaissance ä l'Universite de Vienne autour de 1900 avec Brentano et Mach.
      Le programme du baccalaureat passe par Schnitzler en 1879 et par Hofmannsthal en 1892 consistait en quatre epreuves ecrites: dissertation allemande, version grecque, version latine et theme latin. Le "Realgymnasium", lycee moderne, n'etait pas en Autriche aussi "real" qu'en Prasse, puisque les eleves pouvaient y suivre des enseignements de grec. En 1873, Sigmund Freud, lyceen au "Realgymnasium" du IIe arrondissement , un etablissement cree ä titre experimental des 1865 dont le projet pedagogique etait de conjuguer la culture generale classique, les lan-gues etrangeres et les disciplines scientifiques, eut ä traduire, pour l'ecrit du baccalaureat, quarante-trois vers d'CEdipe roi.
      II faut croire que Marie-Gabriel Dubray etait un remarquable precepteur de francais, puisque Hofmannsthal, son eleve il est vrai exceptionnellement doue, lisait, ecrivait et parlait ä la perfection cette langue et eprouvait pour eile une veritable passion, au point qu'il songea serieusement ä devenir professeur de litterature francaise ä l'universite. Apres sa these de doctorat consacree ä Über den Sprachgebrauch bei den Dichtern der Plejade achevee en 1898 et soutenue en mars 1899, il deposa en mai 1901 une these d'habilitation Studie über die Entwickelung des Dichters Victor Hugo, mais renonca finalement ä la soutenir, constatant que son "profil" etait trop litte-raire, trop essayiste et trop exclusivement tourne vers la litterature fran§aise moderne et contemporaine pour convenir ä une discipline universitaire en quete de scientificite philologique, la "romanistique".
      L'inconnu de l'histoire culturelle et son illustre eleve
Ne ä Paris en 1846, Marie-Gabriel Dubray etait le neveu du sculpteur, eleve de Ramey, Vital-Gabriel Dubray , et, du cöte de sa famille ma-ternelle, le cousin du peintre Ernest Hemet, maire de Delincourt , et de l'architecte Albert Piot7. II avait ete camarade d'etudes de Francois Coppee et celui-ci lui rendit visite ä Vienne en aoüt 1885, trois ans apres l'installation de Gabriel Dubray dans la capitale habsbourgeoise. Introduit dans la haute societe viennoise, il fut precepteur des deux fils du baron Jean de Bourgoing, marie ä une comtesse Kinsky. II eut pour eleve la celebre Mary Vetsera dont le nom evoque le drame de Mayerling. Gabriel Dubray est mentionne dans les memoires de Georg Franckenstein, le dernier ambassadeur de la Premiere Republique d'Autriche ä Londres. II mourut en 1915 ä Cornigliano, en Italie, le 14 mai, six jours avant la declaration de guerre de 1'Italie ä 1'Autriche-Hongrie.
      Les exercices de theme et de version pratiques par Gabriel Dubray et son eleve Hugo von Hofmannsthal etaient de haut niveau. En 1887 ou 1888, Hofmannsthal traduit L'Aveugle d'Andre Chenier. En mai 1891, il entre-prend de traduire en francais Par delä Bien et Mal de Nietzsche. II note dans son Journal: "Mit Dubray die Übersetzung von Jenseits von Gut und Böse begonnen. In Nietzsche ist die freudige Klarheit der Zerstörung wie in einem hellen Sturm der Kordilleren oder in dem reinen Lodern großer Flammen." II est interessant de noter que la methode d'enseignement du francais suivie par Dubray conduisait directement ä la pratique de la traduction. II y aurait beaucoup ä dire sur le theme "Hofmannsthal traducteur". II faudrait aussi in-sister sur l'importance des publications de traductions des litteratures etrangeres pour la "modernite vien-noise"."
Parallelement ä ces travaux de traduction, Hofmannsthal etait un grand lec-teur d'auteurs frangais classiques et contemporains. II est probable que les anthologies utilisees comme manuels par Gabriel Dubray lui donnerent un premier apercu de la litterature francaise.

     
   En septembre 1892, Gabriel Dubray accompagna Hofmannsthal, au lende-main de son baccalaureat, pour un voyage dans le midi de la France. Le mai-tre et son eleve qui, par plaisanterie, se faisaient passer tantöt pour des pein-tres suedois, tantöt pour des journalistes, allerem jusqu'ä Marseille en pas-sant par Lelex, dans la vallee de la Valserine , oü Arsene Barbe, un cousin de Dubray, avait une maison de vacances, puis par Grenoble, Va-lence, Avignon, Arles, Nimes et la Camargue. Au retour, le precepteur et son eleve passerent par Genes et par Venise. Hofmannsthal tira de ses notes de voyages un texte, Südfranzösische Eindrücke, publie le 12 novembre 1892 dans la Deutsche Zeitung de Vienne. On peut rattacher aussi le recit Glück am Weg ä ces Souvenirs de voyage dans le midi. Dans son Journal, en date du 2 septembre 1893, Hofmannsthal recopie un passage d'une lettre recue de Gabriel Dubray: "Vers le soir, une lettre de Dubray." Ne concevez de cette faiblesse putride des hommes ni trop de rancoeur contre eux ni trop d'orgueil pour vous. Au fond nous ne valons pas grand' chose [sie] ni les uns ni les autres. Vous verrez pis que ce qui vous arrive en ce moment. Insensiblement vous en arriverez oü j'en suis. Ce ne sont pas les hommes que je meprise, c'est la condition humaine, chose vile. Les hommes [...] mon Dieu, ce sont des compagnons de chaine dans ce bagne qu'on appelle l'existence. Je les plains et moi avec eux." Ä la suite de cet extrait de la lettre de Dubray, Hofmannsthal note dans son Journal, re-venant ä l'allemand: "Das ist die Stellung des Dichters zum Leben" et il fait reference ä Goethe et Victor Hugo. Cette lettre melancolique de Dubray a peut-etre inspire le poeme Manche freilich ... oü l'image du bagne de l'existence est devenu celle d'une galere14: "Manche freilich müssen drunten sterben, / Wo die schweren Ruder der Schiffe streifen, / Andre wohnen bei dem Steuer droben, / Kennen Vogelflug und die Länder der Sterne."
Le bon usage selon Gabriel Dubray
Gabriel Dubray a publie plusieurs recueils de vocabulaire et de grammaire ä 1'usage du public germanophone. II dedie Fautes de frangais. Tableau des fautes les plus frequentes que fönt les Allemands en parlant le frangais "ä nies eleves, qui souvent ont ete mes collaborateurs." Dans sa preface, Dubray precise: "Ce petit ouvrage s'adresse aux personnes de nationalite alle-mande qui parlent dejä convenablement le frangais. Ce n'est ni une grammaire, ni un vocabulaire que j'offre aux lecteurs: je veux tout au plus les garder de certaines expressions etranges qui, en France, seraient souvent inintelligibles, parfois raeme produiraient un effet comique. Lequel de mes compatriotes entendrait dire sans etonnement: "J'ai recu l'influenza" ou "On m'a fait mon portrait en face" ou encore: "Son interieur est des plus luxu-rieux." [...] Non content de corriger des locutions bizarres, j'explique, quand cela est possible, le sens perfide qu'elles presentent. [...] Le dernier effort ä faire, pour parier le francais avec assez de purete est si peu de chose qu'on aurait tort de ne pas le tenter." II s'agit pour l'essentiel d'un recueil des faux-amis que constituent les mots frangais utilises en allemand dans un autre sens qu'en frangais. Ainsi. explique Dubray, les germanophones disent blä-mage pour ridicule; sefriser pour se coiffer; garde-robe pour vestiaire; Souterrain pour sous-sol; veste pour gilet; parterre pour rez-de-chaussee; bazar pour vente de charite; Jalousie pour persienne; plumeau pour edredon; rou-leau pour störe.
      L'ouvrage de Gabriel Dubray intitule Gentillesses de la langue frangaise. Choix de jolis mots et de locutions expressives propres ä donner au langage et au style des etrangers un air bien frangais^ merite une mention particu-liere, car Hugo von Hofmannsthal lui a consacre en 1897 un de ses essais les plus elegants, Französische Redensarten"'. Dans sa preface ä Gentillesses de la langue frangaise, Dubray explique qu'il a voulu aider "les etrangers par-lant et ecrivant bien notre langue" ä enrichir leur usage du francais. Car, poursuit Dubray, "leur parier, en depit, ou peut-etre ä cause de sa correction, a je ne sais quoi d'indigent. Si j'osais, je dirais qu'il est anemique." II sou-haite donc leur apporter" ce qui fait le charme du francais: les rapproche-ments d'idees inattendus, les combinaisons ingenieuses, les termes bien son-nants, les jolis mots et mille tours audacieux, pittoresques, par quoi nous re-ussissons ä deguiser la pauvrete relative de notre vocabulaire. [...] D'autres ont loue les qualites d'elegance, de clarte, de precision et, au besoin, d'energie par quoi se distingue la langue francaise; il me suffira d'en avoir fait ressortir certains cötes charmants et parfois caracteristiques. II n'est pas rare, en effet, qu'une expression heureuse rappelle un trait de mceurs." Dans la suite de son recueil, Gabriel Dubray rassemble en ordre alphabetique des expressions dont ömane, pour le lecteur d'aujourd'hui, un charme desuet, parfois meme insolite. "Adieu paniers, vendanges sont faites"; "prendre des airs penches"; "enfants de la balle"; "etre porte sur sa bouche"; "buisson creux"; "diner par coeur"; "un ecoute s'il pleut"; "un Roger-Bontemps"; "un va sans secousse"; "faire le diable ä quatre"; "l'epee use le fourreau"; "entre la coupe et les levres, il y a place d'un malheur"; "faire un trou ä la lune"; "des mains de beurre"; "s'amuser ä la moutarde"; "couper dans le pont"; "ce qui vient de la flute s'en va par le tambour"; "faire la voilure du temps." Ä chacune de ces expressions, Dubray ajoute un commentaire detaille, avec des citations ä l'appui et des synonymes censes permettre au lecteur de bien en comprendre le sens.
      L'hommage de Hofmannsthal ä Dubray
L'essai de Hofmannsthal intitule Französische Redensarten, publie dans la revue viennoise Die Zeit du 6 novembre 1897, est un süperbe hommage au petit ouvrage et ä la personnalite de Gabriel Dubray. C'est aussi un magnifi-que eloge de l'apprentissage des langues etrangeres.
      Die Sprachen gehören zu den schönsten Dingen, die es auf der Welt gibt. Man sagt, sie sind es, die unser Dasein vom Dasein der Tiere unterscheiden. Sie sind wie wundervolle Musikinstrumente, die unsicher immerfort neben uns herschweben, damit wir uns ihrer bedienen. [...] Ja, wenn wir für die Schönheit der eigenen stumpf geworden sind, so hat die nächstbeste fremde einen unbeschreiblichen Zauber.

     
   Mais Hofmannsthal decoche quelques traits aceres contre les philologues qui, suggere-t-il, ont tue l'amour des langues. II souligne le partage insti-tutionnel entre langues anciennes et langues Vivantes:
Man teilt die Sprachen bekanntlich in lebende und tote. Diejenigen, welche alle Sprachen so lehren, als ob sie tot wären, nennt man Philologen. Die anderen, welche die lebendigen Sprachen und die Sprache lebendig lehren, heißen nur Sprachlehrer. Sie werden von den Philologen verachtet, obwohl sich unter diesen die entsetzlichsten der Welt befinden, während unter der Sprachlehrern viele gut und gescheit sind.

     
   Dans la vision quelque peu romantique de Hofmannsthal, le precepteur de langue appartient ä la grande famille de ceux qui ont beaucoup vecu et fait d' ameres experiencesverjagte Prinzen, abgedankte Offiziere, verkannte Dichter, enttäuschte Schauspieler, junge Mädchen, die zu viele Geschwister haben, Studenten, Erfinder, Verbannte. [...] Man erzählt, daß Gestrandete, die einsam auf einer wüsten Insel lebten, ihr Unglück für Stunden vergessen konnten, indem sie sich damit abgaben, einem Vogel ein paar Silben ihrer Muttersprache beizubringen.

     
   Malgre les paroles severes qu'il dirigeait contre les philologues, quelques li-gnes plus haut, Hofmannsthal evoque YAnthologie grecque qu'il avait ä por-tee de la main25, pour citer un poete correspondant fort peu, il est vrai, au caon scolaire de la philologie classique: Paul le Silentiaire, poete grec du VFsiecle ap. J.-C, qui remplissait les fonctions de secretaire ä la cour de Justi-nien.
      Le poeme de Paul le Silentiaire qui plaisait particulierement ä Hofmannsthalerzählt von einem Jüngling und einem jungen Mädchen, die einander sehr liebten [...] und des Abends [...] ihre Kleider tauschten, daß dann er dem in Mädchenkleidern verborgenen Achill, sie der Jägerin Artemis ähnlich sah; und wie sie füreinander in der Verkleidung etwas ganz Neues empfanden, als hätten sie sich gerade erst kennengelernt.

     
   Hofmannsthal ajoute qu'il n'y aurait pas d'allegorie plus jolie que cette troublante histoire d'inversion des sexes, "um auszudrücken, wie merkwürdig und reizend es ist, von Lippen, die man sehr gut kennt, eine fremde Sprache in ihrem Geiste sprechen zu hören."

   Puis, comme pour rassurer son lecteur soucieux de Bildung bienseante, Hofmannsthal evoque le nom de Goethe, avant d'en venir ä Montaigne. Au chapitre XXVI du Livre premier des Essais, intitule ,,L'Institution des en-fants", nous rappelle Hofmannsthal, on peut lire ces lignes:
Für diese Lehrmethode nun ist alles, was uns vor die Augen kommt, Buch genug: die Gaunerei eines Pagen, die Dummheit eines Bedienten, irgendein ein Wort, das bei Tisch fällt, das ist alles schon ein Stoff. Nichts aber geht über den Verkehr mit Menschen und das Herumkommen in fremden Ländern,
[...] pour en rapporter principalement les humeurs de ces nations et leurs fa-50ns et pour frotter et limer nostre cervelle contre celle d'aultruy."

   Le goüt des langues etrangeres
Ce bei essai de Hugo von Hofmannsthal, inspire par l'opuscule de Gabriel Dubray, nous rappelle que le goüt des langues etrangeres n'eloigne pas de la langue maternelle, mais y ramene. Dans la tradition de Herder et de Humboldt, Hofmannsthal croit profondement qu'il n'est pas de connaissance verkable de l'etranger sans connaissance de sa langue et qu'on ne connait pas sa propre langue si l'on n'a pas appris ä parier, ä lire et ä ecrire les langues etrangeres.
      Pour lui la litterature, en tant que creation et conservatoire de la langue d'un peuple, est l'espace spirituel de la nation, comme il le dira en 1927 dans son discours de Munich. L'exemple de Hofmannsthal prouve aussi qu'un Systeme d'enseignement secondaire fonde sur l'enseignement du latin et du grec n'empechait pas les eleves d'apprendre les langues etrangeres, bien au contraire, raeme s'il faut convenir que le Systeme neo-aristocratique des pre-cepteurs prives n'avait pas beaucoup d'avenir ...
      Dans notre Systeme d'enseignement secondaire, un siecle plus tard, nous sommes passes ä l'exces inverse. Les langues anciennes ont ete pratiquement eliminees. Les langues Vivantes ont au contraire fait l'objet de soins attentifs. Pour en moderniser et en populariser l'enseignement, on a presque entiere-ment mis ä l'ecart les textes litteraires et l'histoire culturelle . Mais cette institutionnali-sation, cette democratisation et cette modernisation de l'enseignement des langues Vivantes etrangeres n'ont pas empeche la perte de la diversite lin-guistique. L'allemand est devenue en France une "petite langue" et sera sous peu reduite au Statut de "langue rare", de meme que le francais dans les pays germanophones et dans la plupart des pays du monde. Un idiome international simplifie apparait ä beaucoup comme la perspective inevitable, voire comme la meilleure des Solutions.
      Les "gentillesses de la langue francaise" que Gabriel Dubray avait in-culquees ä Hugo von Hofmannsthal appartiennent ä un monde disparu, ä cette Welt von gestern qu'evoque le titre des memoires de Stefan Zweig.
      Zusammenfassung
In dem Aufsatz Französische Redensarten würdigt Hugo von Hofmannsthal zunächst seinen Französisch-Hauslehrer Marie-Gabriel Dubray. Danach untersucht der Romanist Hofmannsthal, der mit seiner Dissertation über die Dichter der Plejade einen ersten, zögernden Schritt in die wissenschaftliche Auseinandersetzung gewagt hatte, den Unterschied zwischen dem schöpferisch tätigen Dichter und dem wissenschaftlich arbeitenden Philologen. Für Hofmannsthal bilden Vielsprachigkeit und Übersetzungstätigkeit Voraussetzungen für die eigene Kreativität und darüber hinaus die Grundlage jeder lebendigen Kultur. Zur Bildung gehören seiner Ansicht nach nicht nur die "toten", sondern auch die modernen Fremdsprachen, in denen sich die zeitgenössische kulturelle Pluralität ausdrückt.
     

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